De tout temps, un phénomène affectant la marche de l'Univers et étranger à l'homme a été attribué à l'intervention d'un être invisible, surnaturel qu'il convient de ménager à travers des rites communautaires. En utilisant un raisonnement circulaire: "Dieu a créé l'homme qui a créé à son tour Dieu" a pour prémisse "Dieu existe".
Aussi les lois régissant l'Univers depuis sa création ont été révélées à l'homme et intégrées à travers une syntaxe faisant appel au merveilleux dans les dogmes religieux. Le livre de la Genèse portant sur la création du monde et des premiers êtres vivants ne saurait être remis en question chez les croyants par la science.
Les biais cognitifs sont à l’œuvre pour imposer à l'esprit un modèle unique de création de l'Univers dans lequel interviendraient les divinités. Leur invocation, pour la prédiction notamment du contexte optimal pour entreprendre, s'exprime dans la mythologie prenant ses racines dans l'astrologie. D'où une grande disparité de croyances dans l'histoire des civilisations, non seulement par zone géographique, mais aussi au sein d'une même ethnie en relations avec la diffusion et surtout l'assimilation des connaissances, certes complexes, en cosmologie, astronomie, astrophysique.
Depuis le début du XX siècle, cette disparité ne pourra que s'accentuer en réaction avec l'affinement des modèles mathématiques de la relativité décrivant les quatre interactions fondamentales sur la matière- la gravitation, l'électromagnétisme, les interactions nucléaires fortes et faibles.
IV-1 Cosmologie quantique
références: https://meta-biose.blogspot.com/
Les concepts abstraits de dualité onde/particule, de la courbure de l'espace-temps à proximité des étoiles massives résultant des champs gravitationnels peuvent heurter le bon sens primaire de l'homme de la rue, plus à la recherche du sensationnel à travers la science-fiction faisant appel visuellement à son imagination: voyages galactiques, retour du futur vers le passé sur le fondement justifié que la gravitation retarde les battements d'horloge entre référentiels distincts...
la théorie de la relativité générale ne peut pas apporter une réponse au "comment?" à la création de l'Univers primordial car sa formulation est basée, d'une part sur l'utilisation d'une constante cosmologique, d'autre part sur l'existence initiale de particules subatomiques stables.
Einstein a introduit une constante cosmologique correspondant à un univers statique dans la modélisation mathématique à base de tenseurs (*) de la relativité générale de façon à être compatible par convergence à la limite avec les lois de de gravitation universelle de Newton. Cette convergence
pouvant aboutir à un résultat confirmé par l'expérimentation ne lui donne pas une portée générale.
(*) Un tenseur est une application multilinéaire permettant à l'aide d'une algèbre le suivi des déformations d'un univers soumis à des courbures indépendamment de son système de coordonnées.
L'Univers, domaine d'étude de la cosmologie, n'est pas statique. D'autres particules élémentaires quantiques restent à découvrir dans le cadre de brisures de symétrie CP dont le bilan de leurs collisions avec les particules référencées ne peut être prédit. La mécanique quantique ne peut renseigner sur l'origine des quarks de six saveurs ( u, d, s, c, b et t) et de spin 1/2 , à fortiori sur la création de l'Univers en la reproduisant de façon micrométrique par expérimentation suivie d'une extrapolation en modélisation mathématique.
Si les interactions quantiques avec la matière peuvent conduire à la découverte de nouvelles particules massives-récemment le boson de Higgs- quand la vitesse des collisions s'approche de celle de la lumière, celles-ci ne sont qu'une suite de réagencements de particules existantes suivant leur niveau d'énergie discrète. Les diagrammes de Feynman précisent graphiquement ces combinaisons pour chaque type d'interaction classifiée, à savoir l'interaction nucléaire forte, l'interaction électromagnétique, l'interaction faible.
En application du principe d'incertitude d'Heisenberg en 1926, il est impossible de connaitre simultanément la position exacte et la vitesse exacte d'une particule subatomique. Il s'ensuit qu'à partir de sa création, la marche du cosmos a évolué dynamiquement vers différents états non prédictibles donc ne peut être sous le contrôle d'un être invisible.
IV-2 Prescience divine
La prescience divine est une croyance ancienne que le devin - au sens large - s'efforce de faire valoir par des rites incantatoires en présence de son groupe social, car elle justifie le prestige de la fonction: la capacité à être le seul à pouvoir communiquer avec les esprits omniscients pour décrypter l'avenir. Selon une majorité d'auteurs, la prescience divine ne ferait pas obstacle au libre-arbitre.
La prescience divine a pour corollaire la croyance "l'Etre suprême peut lire dans nos pensées".
Le lecteur se référera au paragraphe II- Distinction entre l'âme et la pensée.
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